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Petit guide de l’auto-édition  : communication et promotion.

Petit guide de l’auto-édition : communication et promotion.

Cet article, « Petit Guide de l’Auto-Edition », en 2 parties est entièrement rédigé par Mao, autrice des Chroniques D’Eyridian et du blog Des Images et Des Cases. Vous pouvez retrouver la première partie de l’article, qui traite de l’administratif et du travail d’écriture, ici. Dans cet article, il sera surtout question de la promotion de l’oeuvre.

Étape 7 : La com-mu-ni-ca-tion et la promotion

Dans l’auto-édition comme ailleurs, on a peu de chances de faire beaucoup de ventes si on ne communique pas. Là encore, c’est tout un métier, mais il est possible de se débrouiller en s’y mettant. La promotion de votre livre est un travail de longue haleine, ne commencez donc pas à communiquer deux jours avant le lancement de votre roman.

De nos jours, c’est important d’avoir une présence sur le web. Les réseaux sociaux seront vos alliés dans votre quête de lecteurs et lectrices ! En amont de la distribution de votre livre, commencez à construire une communauté : publiez sur votre parcours d’auteur-d’autrice, sur l’histoire que vous avez écrite, sur vos chats ou sur votre stylo préféré, mais surtout, intéressez-vous aux autres, échangez, lisez les livres d’autres auteurices issu-es de l’auto-édition, bref, faites-vous une petite place. Vous pouvez publier quelques extraits, illustrations, cartes, ou autre, pour allécher le public, donner une date précise de lancement de votre livre, proposer des commandes anticipées, mais soyez toujours dans l’échange et pas dans la publicité abusive (oui, c’est un équilibre fragile qu’il faut savoir trouver).

Si vous êtes chauuuuud, vous pouvez aussi créer un site auteur, avec des articles intéressants et la présentation de votre livre ainsi que divers liens où le trouver. Attention, la gestion d’un site est très chronophage et il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats ! C’est pareil pour les réseaux sociaux, d’ailleurs : vous n’obtiendrez pas deux milles abonné-e-s sur Instagram et des partenariats au bout d’une semaine (sauf si vous êtes un génie ou une magicienne de la communication, et dans ce cas je vous invite à me contacter très très rapidement, merci ! ).

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Vous pouvez également contacter différents médias d’informations en leur proposant un entretien ou un portrait, que ce soit sur des plateformes numériques ou physiques. Certains journaux régionaux / municipaux sont par exemple souvent ravis de présenter des auteurs et autrices « bien de chez eux » ! Vous pouvez tout à fait jouer sur cette corde, et ainsi toucher un public qui n’est ni sur Twitter ni sur Facebook.

Beaucoup de blogs et de sites font volontiers des interviews ou des présentations d’œuvres, il vous suffira d’ouvrir l’œil et de vous proposer lorsqu’ils feront un appel à volontaires.

Attention, si vous les contactez directement, faites bien en sorte que chaque proposition soit personnalisée. Prenez le temps de lire ce que font les gens qui vous serviront peut-être de vitrine, ciblez précisément celles et ceux que vous pouvez intéresser, et n’oubliez pas de remercier, publier, partager leur travail, même après votre collaboration. C’est la politesse de base et ça vous permettra aussi d’entretenir de bonnes relations avec les communicants, ce qui peut toujours servir si on reste pragmatiques.

Dans l’optique d’entrer en contact avec des journaux et autres, il faudra également travailler sur un « kit média » : des photos de vous, une présentation brève, un résumé de votre livre, éventuellement un synopsis, un pitch, les endroits où on peut l’acheter ainsi que vos informations de contact à vous pour commencer.

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Vous pouvez également proposer votre livre à des chroniqueurs et chroniqueuses en Service Presse, soit directement (mais iels n’aiment pas trop ça), soit via des plateformes comme simplement.pro qui fonctionne plutôt bien. L’objectif ici, c’est de leur faire lire le livre et qu’ils/elles fassent ensuite un article sur votre roman ! Cela fait du contenu sur leur blog/chaîne, un très bon moment de lecture (on espère!) et de la publicité pour vous ! Comme d’habitude, faites en sorte d’être en bons termes avec les chroniqueurs et chroniqueuses, même s’ils n’ont pas aimé votre livre : on n’a pas tous les mêmes goûts et il ne sert à rien d’être méchant-e (c’est même plutôt l’inverse).

Je vous suggère aussi de ne pas envoyer d’exemplaires papier pour les Services Presse : si vous ne vendez pas beaucoup, cela peut vite devenir lourd à gérer financièrement (puisque les SP sont gratuits pour les chroniqueurs et chroniqueuses, mais qu’un livre coûte de l’argent à imprimer et à envoyer).

Un très bon thread sur Twitter concernant la communication et l’objectif marketing autour d’un livre :

Deux autres sur la communication et le lien avec la communauté qui sont très pertinents : https://twitter.com/nyxisnyx/status/1219258281832611841 et https://twitter.com/AislinnTLawson/status/1219258280263999488 , qui vous donnent également en début de thread de très bons comptes Twitter d’entraide entre auteurices !

qui contacter pour faire sa promotion infographie

Étape 8 : La diffusion, la distribution et les ventes !

Votre communauté est dans les starting blocks et vous êtes prêt-e à faire le grand saut, à lancer votre livre sur le marché ? C’est super !

Dans le cadre de la promotion de votre oeuvre, il va falloir vous frotter à la diffusion et la distribution, et je trouve personnellement que c’est la partie la plus difficile du voyage !

Déjà, un point de vocabulaire : d’après le Syndicat national de l’édition (SNE), « la diffusion désigne l’ensemble des opérations commerciales et marketing mises en œuvre par les éditeurs dans les différents réseaux de vente ». Ce sera donc la partie « présentation du livre » aux librairies physiques et numériques, mais aussi campagne(s) de promotion, mise en avant, etc.

La distribution, quant à elle, est le côté très terre-à-terre de la vente : le stockage, le transport, l’envoi des livres, ainsi que la réception des paiements.

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Si vous travaillez avec une plateforme d’autoédition, elle peut proposer de s’occuper d’une partie de la diffusion et de la distribution, dans le sens où, grâce à des partenariats, elle va automatiquement rendre accessible votre livre sur des plateformes de vente, et qu’elle recevra les paiements, qu’elle vous reversera ensuite en tant que royalties.

Si dans votre démarche de promotion, vous désirez que votre livre soit accessible dans les librairies physiques, il va falloir vous déplacer pour démarcher des libraires qui veulent bien travailler avec des auteur-ice-s de l’auto-édition. Pour ceci, munissez-vous de votre livre (que vous laisserez au libraire pour qu’il ou elle puisse se faire une idée), d’un pitch alléchant, et lancez-vous ! Votre démarche sera facilitée si vous êtes sur les catalogues auxquels les libraires ont accès, notamment celui de la SFL (Société Française du Livre : ).
Je vous conseille ce très bon article d’Anaïs W. qui vous explique comment vous inscrire sur ce catalogue en tant que fournisseur.

Si vous n’êtes pas sur les catalogues, vous devrez fournir vous-même vos livres directement aux libraires, et cela peut très rapidement devenir prise de tête et peu rentable, comme vous le verrez en lisant l’article d’Anaïs W. (et je peux aussi vous le confirmer). Il vous faudra également gérer le stock et les retours.

Attention ! Dès lors que vous vendez des livres papier dans des librairies, il vous faudra absolument un statut d’auto-entrepreneur-ice ou d’auteur-ice, pour pouvoir éditer des factures et recevoir des paiements !

Dès que vous vendez des livres d’ailleurs, il vous faut un statut juridique qui convient. Pour ceci, créez un compte d’auto-entrepreneur-ice sur le site de l’URSSAF :

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Nous avons déjà parlé de communication et de promotion dans la partie précédente. Cependant, si vous vendez des livres papier en librairies, n’hésitez pas à proposer une séance de dédicace au libraire : cela fait de l’animation dans le magasin et vous mettez en avant votre livre ! Des ateliers de lecture dans des bibliothèques pourraient aussi être organisés. De même, envoyez des candidatures pour participer aux différents salons du livre et autres conventions.

Au départ, je vous suggère fortement de commencer « petit » : les clients des énormes conventions et salons y vont dans des buts précis et ne s’arrêtent pas souvent sur les plus petits stands, vous risquez d’être frustré-e-s.. Le Salon du Livre de Fichtrouille-les-Oies ou le Festival des oiseaux de Mountes-la-jolie seront peut-être plus facile d’accès et plus enrichissants au niveau des rencontres… donc gardez l’œil ouvert pour les occasions ! Reposez-vous également sur votre réseau d’auteurs-d’autrices, c’est très important. Il y a souvent des initiatives vraiment cool au sein de cette communauté !

Et après tout ce travail, vous pourrez vous remettre derrière votre ordinateur, votre machine à écrire ou votre carnet, pour continuer à écrire, parce que vous aurez pris goût à cette sensation indescriptible qui vous envahit lorsque vous partagez les histoires que vous avez au bout des doigts !

Vous pouvez retrouver un bon exemple de promotion d’oeuvre sur un site web avec notre chronique d’A Feu et a Sang de Matt Dejouy. n’hésitez pas à aller jeter un œil au dernier Parlons d’Art , où nous discutons avec l’artiste Ilumi Forest mais parlons aussi de Artemisia Gentileschi. Nous vous invitons également à aller (re)découvrir l’interview du bédéiste Nob !

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